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Coonversation empathique - intuitive - télépathique,
pouvoir quand même échanger avec ceux qui ne parlent pas (ou pas encore)...
 

C O M M U N I Q U E R  autrement
   
avec les bébés - animaux - autistes...
 
Ce mode de communication existe depuis la nuit des temps, mais, petit à petit, la parole, le langage du corps, l'écrit, puis maintenant les technologies, ont prit tellement de place que l'on a oublié cet autre moyen d'échanger de l'information. Et pourtant...

Cette possibilité est innée, c'est-à-dire que nous sommes tous nés avec les moyens "techniques" pour pouvoir la pratiquer. Bien entendu, comme dans tous les domaines, il y a des gens plus doués que d'autres, mais il n'en reste pas moins qu'avec un peu d'entraînements nous pouvons tous développer cette faculté.
 
Cette forme de communication n'est pas réellement de la télépathie, bien que ça y ressemble beaucoup. Car l'échange ne se fait pas de cerveau à cerveau mais de coeur à coeur.
 
Les outils utilisés pour l'envoi et la réception de messages peuvent être la vision, l'odorat, les sensations, le ressenti d'émotions, le goût, le savoir, l'impression.


 
Aujourd'hui, avec tous les moyens de communication que nous avons à disposition, à quoi sert cette manière de communiquer ?
 
Malgré tous nos moyens de communications, nous sommes démunis quand on veut échanger avec un être qui ne parle pas. Quand nous sommes confrontés à ces situations, nos seules solutions sont l'observation, le tâtonnement et toutes les manoeuvres qui ont pour but d'obtenir un oui ou un non. Mais tout ceci reste trop binaire et très pauvre en termes d'échanges.
 
 
Comment en êtes vous arrivé à utiliser cette forme de communication ?
 
Aussi loin que je me souvienne, je l'ai toujours utilisé pour envoyer des messages aux animaux qui faisaient partie de ma vie. Mais la première fois que j'ai reçu une réponse, c'était avec une chienne. Elle m'avait envoyé une série d'images dont une qui m'avait beaucoup marqué et dont je me souviens encore parfaitement aujourd'hui, car pour la première fois je me suis vue (mon visage) d'un angle que je ne connaissais pas. Puis j'ai développé une technique pour que ça n'arrive plus uniquement par inadvertance, mais aussi à chaque fois que je le souhaitais.

Puis, quelques années plus tard, j'ai essayé d'appliquer "par hasard" la même technique avec un bébé de 8 mois pour mieux comprendre ce qui se passait en lui afin de l'aider à résoudre son problème. J'ai été très surprise de voir que non seulement ça a fonctionné, mais qu'en plus, c'était presque encore plus simple qu'avec les animaux.
 
Du coup je me suis demandée, si ça ne pourrait pas aussi être moyen que l'on pourrait utiliser avec les enfants autistes ? Et j'ai été ravie de voir que cela fonctionnait parfaitement. Je sais qu'il existe énormément de formes différentes d'autisme et forcément je n'ai pas eu l'occasion de tester tous les cas de figures. Mais tous ceux avec qui j'ai essayé, cela a fonctionné à merveille.
 
 
Dans quels cas de figure peut-on utiliser l'échange intuitif ?
 
Je ne pense pas qu'il y ait réellement de limites si ce n'est celles que l'on se fixe. Personnellement, je l'utilise surtout avec les animaux et les bébés et les autistes.
 
 
Est-ce que c'est très différent de la communication "parlée" ?
 
En même temps ça y ressemble et en même temps ça n'a rien à voir. Par exemple, la plus grande différence c'est la notion du temps. Quand on parle avec quelqu'un, la notion de chronologie, de passé, présent, futur est constamment présente. Alors qu'avec cette forme de communication, c'est très rare que l'on fasse appel à la notion de temps. C'est même assez difficile. On est plutôt dans une sorte de "présent infini".
 
 
Qu'est-ce que ça vous a apporté de pratiquer cette manière de communiquer ?
 
Ca a changé ma façon de voir tous ces êtres à qui ont attibues beaucoup de choses fausses, simplement parce qu'on ne s'est jamais donné la peine de leur demander leur avis. Il y a par exemple, en ce qui concerne les bébés et les animaux, cette idée communément admise que ni l'un ni l'autre ne sont capables de penser. Mon expérience me prouve quotidiennement que cela est très loin de la réalité.
 
J'ai aussi appris que le plus court chemin vers la solution d'un problème, c'est de commencer par donner la parole à l'intéressé plutôt que de faire systématiquement appel à nos croyances ou nos convictions et de raisonner ou décider à sa place, qu'en agissant de la sorte on évite bien des erreurs et des blessures inutiles.



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